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 Ciel A. G. Raindom [Terminée]

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Ciel A. G. Raindom
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MessageSujet: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   Sam 29 Aoû - 17:28

Votre personnage:

Nom : Raindom

Prénom : Ciel Adélaide Gloria, appelée généralement par son premier prénom.

Age : 23 ans

Pays natal : Métropole de Britannia

Camp désiré : Britannia

Métier / Études : Aucun diplôme/licence connue. On peut se permettre de ne rien faire quand on est riche.

Description physique (minimum 5 lignes complètes) :

- En fait, tu n'es pas vraiment belle. T'es le genre de personne qui a ce genre de beauté impersonnelle. Quand je te regarde, c'est pas toi que je vois c'est juste ton masque.

Le genre de réflexion que je peux me recevoir en pleine gueule, comme ça. J'ai l'habitude et ça ne me fait plus rien. Je vois le regard des gens se poser sur moi et se détourner à nouveau, comme s'ils voyaient un truc dérangeant. Je leur en veux pas vraiment, j'ai la même réaction quand je me regarde dans le miroir.

J'ai envie de les briser, de faire disparaître mon foutu reflet. Il me donne la nausée, me dégoûte. Il est si semblable à "elle". Je ne me retrouve plus dans les traits tirés. Je ne vois que le passé de ce fantôme méprisant qui m'observe de l'autre côté. Je suis une étrangère à mon propre corps.

La peau pâle de mon visage n'est pas à moi. Pas plus que les pommettes hautes, accentuées par un maquillage aussi superficiel qu'inutile. Comme s'il pouvait donner de la couleur à un cadavre. Je ne reconnais pas comme une partie de moi le nez droit, les lèvres bien dessinées. Leur rouge éclatant à côté de l'épiderme blême est vulgaire, me nargue comme une marque évidente de celle que je suis devenue. Et pourtant, il y a un sourire sur mon visage. Le genre de sourire creux, vide, qui n'atteint pas les yeux. Un sourire qui rend encore plus froid l'océan glacial de mes iris. Ce bleu trop pâle, trop vide me met mal à l'aise. J'ai l'impression d'avoir, en fin de compte, "son" regard. D'être devenue comme "elle". Et cette pensée me fait encore plus peur que n'importe quelle perspective de torture ou de je ne sais quelle autre douleur purement physique.

Mon corps a assez récolté ce genre de plaies, ce genre de blessures superficielles pour que je n'en ressente plus les effets. Je n'ai gardé que la marque de ces coups qui ont bleui ma peau. Ils sont comme gravés dans ma chair, ils font de moi ce que je suis. Peut-être que ces cicatrices sont ce que je préfère chez moi, en fin de compte. Elles sont les seuls souvenirs, la seule chose matérielle qui me reste de celle que j'étais avant. Je les garde précieusement, comme la marque d'un amour perdu. Un premier amour douloureux, l'un de ceux qu'on ne peut jamais oublier et qu'on ne veut de toute façon pas effacer de sa mémoire.
Ces marques, je les cache. N'importe quel vêtement fait l'affaire, il me suffit de les cacher. De ne pas exposer au regard de ces gens stupides qui ne comprendraient pas la preuve que je suis vivante. Qui sont-ils de toute façon Des étrangers qui ne voient en moi qu'une poupée inoffensive, qui leur sourit avec douceur avant de baisser la tête.

Combien de fois ai-je perçu des regards avides, indécents, sur ma silhouette fine? Sur ma poitrine menue, mes hanches fragiles? Sur la rivière de cheveux dorée qui coule dans mon dos, se balançant au rythme de mes pas élégants? Ce sont de toute façon des pourris qui ne méritent même pas que je leur accorde un regard. Je passe à côté d'eux sans les voir, méprisables créatures corrompues jusqu'à l'os. Je suis pourtant bien obligée de les fréquenter. Une jeune femme de bonne famille comme moi se doit de les connaître, d'assister à leurs fêtes. C'est dans ce but futile que des années durant, je me suis entrainée à soigner mon apparence, mon élocution, à avoir un air élégant quoi qu'il arrive. Mais la grâce de mes mouvements, n'a d'égal que la froideur de ma peau que même un amant enflammé ne saurait réchauffer. Je suis toute de glace. Une poupée dure et vide. Une petite poupée si fragile à briser, en fin de compte...

Description mentale (minimum 5 lignes complètes) :
- Cette fille est adorable.. Exquise, pour dire la vérité.

Les murmures s'élèvent autour de moi. Et moi... moi je ricane intérieurement. Il est si facile de mentir aux autres. Si aisé d'avoir l'air serein, poli, alors qu'on rêve de briser les sourires hypocrites qui sont autour de soi. Ils tournent tous autour de moi, prononçant des mots vides de sens, des mots dont l'amabilité a autant de place que l'ignorance. Ils croient me saisir, comprendre ce que je pense, ce que j'aime. Mais ils n'ont entre les mains qu'une apparence, que l'image que je veux qu'ils aient de moi. Un fantôme discret, aux airs fragiles et charmeurs. Une coquille vide qui ne leur renvoie que leurs paroles avides et leurs regards enjôleurs.

J'ai toujours été tellement douée pour cette comédie. Cette foutue comédie sur laquelle est axée ma misérable vie. Je me mêle à cette foule snob et prétentieuse, prétendant y trouver ma place. Je n'ai aucun mal à les charmer d'un sourire, à les séduire d'un regard. Ils deviennent des marionnettes sans volonté entre mes doigts fins, des corps vidés entre mes draps. Ce ne sont que des silhouettes sans importances, je ne fais que m'abreuver de leur chaleur, de leur souffle, pour me sentir un peu vivante. Après tout, on dit que les personnes froides ont besoin de la chaleur d'une autre personne pour survivre. Moi, je les fais mourir à petit feux. D'une mort lente et douce, d'une mort qu'ils aiment. Je suis leur amante d'une nuit, leur rêve éveillé avant que je ne disparaisse au petit matin, pour ne plus jamais croiser leurs regards.

Croient-ils vraiment qu'ils ont une chance d'avoir une place dans mon cœur? Pensent-ils qu'ils deviendront plus que de stupides étrangers qui cèdent trop vite aux charmes fades et sans intérêt d'une femme? Qu'ils deviendront plus que les parties d'une foule, d'une société que je méprise au plus haut point? Je suis lasse de cette mascarade, de ce manège. Ou puis-je enfin me permettre d'être moi-même? Est-ce que j'ai des personnes à qui me confier, vraiment, sans avoir à leur sourire avec douceur et à les abreuver de formules de politesses? Peut-être qu'une personne sait tout cela. Peut-être que cette personne me comprend.

Je ne peux jamais en être sûre. J'aime caresser l'idée que je connais ses secrets comme elle connait les miens. Mais je sais que je fais fausse route. J'ai droit à son soutien, elle connait tout de moi... et moi, je ne sais même pas son vrai nom. Pourtant, je me contente de cela. Que voudrais-je de plus? Ces si beaux sentiments, comme l'amitié, l'amour, la confiance, existent-ils vraiment? Je ne pense pas. Pour moi, ils ne sont que le fruit de l'égoïsme et de la folie humaine. Ce ne sont que des cocons que nous gardons autour de nous, un échange de bons procédés pour se croire aimé, en sécurité. Je ne crois pas à ces fables, à ces émotions éphémères qui n'ont que le mérite de nous faire souffrir. J'ai déjà vécu tout cela. Je connais l'amour, la confiance, la compassion. Mais je connais aussi la haine, la trahison et l'aveuglement.

Je ne sais que je ne me lasserais plus jamais entrainer dans ce tourbillon de sentiments qui m'a fait tourner la tête, il y tant d'années. Je ne me laisserai plus griser par la joie d'un premier amour, par l'affection d'une famille et par le confort d'un foyer. je serai seule, accompagnée d'un majordome au sourire trop insolent, une marque démoniaque dans mon œil gauche. J'assumerai le poids de mes erreurs, de mes péchés. Je ne refuserai l'enfer pour rien au monde, s'il me permet de me sentir à nouveau vivante.

Histoire (minimum 15 lignes complètes) :

-Une si triste histoire... La pauvre petite.

Ils ne croient pas si bien dire. Cette pauvre Ciel a des raisons de se pendre. Parler de soi à la troisième personne n'est pas commun. Je ne fais jamais cela. C'est... plus compliqué. Je ne suis pas Ciel. Pas vraiment.

Je suis née il y a 23 ans de cela, dans la famille Raindom. Mise au monde par des nobles, destinée à ne connaître que le luxe et l'aisance, le bébé que j'étais alors avait toutes les chances de sourire à la vie. En plus d'une situation avantageuse, j'avais une sœur. Une sœur jumelle, d'une minute mon aînée. Une soeur qui répondait au joli nom de Ciel. Une sœur que j'allais apprendre à aimer, puis à haïr.

Même après tant d'années, je me souviens avec netteté de mon enfance. je garde encore en mémoire les moments heureux, passés dans les jardins, dans les salles de classes spacieuses, à apprendre en s'amusant à bien se comporter en public. Ces tâches qui auraient pu paraître ingrates à d'autres étaient une partie de plaisirs pour deux sœurs qui se ressemblaient tant. Nous jouions de notre similitude, embrouillant les domestiques, les professeurs, nos propres parents parfois. Mon enfance a été la période la plus heureuse et insouciante de toute ma vie. Je m'imaginais, dans la naïveté de mes 5 ans, que tout continuerait toujours ainsi. Que rien ne pouvait briser le doux sentiment de plénitude que je connaissais, à cette époque. Mais bien entendu, je me trompais.

Les failles dans ce bonheur parfait ont commencé quand j'avais 7 ans. Encore une gamine et déjà, je me sentais pas à ma place. Je voyais ma grande sœur, si brillante, qui s'épanouissait. Je l'enviais, dans ces moments-là. je me suis mise à ressentir des sentiments que je ne connaissais pas encore. J'avais envie de briser le sourire sur son joli minois. De lui hurler de disparaître avec ses airs enjoués. je prenais la compassion pour de la condescendance et son affection pour de la pitié. Je n'étais pas aussi douée qu'elle. J'étais la petite sœur maladroite, qui restait dans l'ombre de son aînée. Je lui en voulais, inconsciemment. Mais je ne voulais pas que cette partie-là de moi, celle que je voulais tant cacher à ma si parfaite grande sœur, prenne le dessus. Peut-être une fierté au milieu de mes rêves déjà foutus? Je ne le sais pas encore.

Quoi qu'il en soit, j'ai continué rester à la traine, derrière, pendant que Ciel récoltait tous les honneurs. Je me disais que cela n'y changeait rien, que de toute façon, je m'en foutais. L'auto-persuasion a toujours été mon point fort. mais il faut croire que question durée, c'était pas trop ça. J'ai pu attendre 14 ans. Quatorze ans à ne rien faire, à la regarder s'étouffer de bonheur alors que moi, je n'avais rien. Réussite dans les études, grand cercle d'amis. Et une famille. Elle s'était mariée. Avait épousé celui que j'aimais. Car, évidemment, c'était une fois de plus elle qui remportait la victoire. Il n'y avait qu'elle qu'on voyait, malgré nos ressemblances. Elle était la lumière, j'étais l'ombre. Je crois que c'est à ce moment-là que tout a dérapé.

********

- Ding... Doong... Ding... Doong...

Alors que la cloche de l'église jetait ses ultimes forces dans la bataille, pour qu'on l'entende au milieu du vacarme, une foule sortit du bâtiment, acclamant les jeunes mariés. Lui, élégant dans son costume noir. Elle... magnifique, indescriptible dans sa robe de satin blanche. Leurs sourires semblaient ne plus jamais devoir quitter leurs lèvres. Leur bonheur était palpable et tous les observaient, admiratif. Une journée parfaite.

* Une putain de journée. J'espère qu'ils vont réussir à décrocher ce sourire, ils ont l'air bien partis pour se bloquer la mâchoire.*

Dans un coin reculé du jardin, une jeune femme tenait entre ses mains gantées une coupe. Elle plongeait de temps à autre ses lèvres dans le breuvage, sans quitter du regard l'heureux couple. Sa robe sombre, d'un noir profond, contrastait avec les couleurs vives qui l'entouraient. Mais la si timide et adorable cadette avait toujours eu le chic pour être en décalage par rapport aux autres. On la regardait de travers, murmurant que Ciel n'aurait pas du l'autoriser à s'habiller ainsi. Une demoiselle d'honneur vêtue en noir! C'était sans conteste un signe de malheur!

* Bande de crétins*

Avec agacement, la jeune femme se rendit compte que son verre était vide. Une nouvelle flûte se présenta à elle. Ses yeux remontèrent jusqu'au visage souriant et elle nota avec irritation qu'il paraissait s'amuser. Elle prit le verre sans un mot, se contentant de lui adresser un signe de tête en guise de remerciement. Elles espérait juste qu'il ne ferait aucun comm...

- C'est une bien jolie cérémonie n'est-ce pas?

Les doigts de la jeune fille se serrèrent sur le malheureux verre. Elle le sentit crisser sous ses gants, mais il était encore intact. Son regard bleu se posa sur A. A. Il n'allait pas perdre une telle occasion de l'humilier, n'est-ce pas? Le jeune homme (jeune.... c'était plutôt une façon de parler...) avait cette agaçante tendance à mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Il s'amusait à lui faire remarquer ses failles, ses faiblesses, en prenant soin de rester respectueux quoi qu'il arrive. La première fois qu'elle l'avait rencontré, elle n'était qu'une enfant. Il l'impressionnait, avec sa maîtrise de soi à toute épreuve. Elle en était venue à apprécier son esprit aiguisé, son humour corrosif et même les légères moqueries cachées sous les flatteries.

Par un moyen qu'elle n'avait même pas envie de savoir, l'homme avait su gagner la confiance de ses très chers parents. Il était devenu le Majordome de la famille et, au cours des années, se rendant compte qu'elle avait besoin de ses services, la jeune femme en avait fait son serviteur personnel. Il l'avait accompagnée dans toutes les étapes de sa vie, avait assisté à ses premiers émois d'adolescente, à ses premières déceptions, à ses rares réussites. Il avait également été là pour voir l'épanouissement de Ciel et sa propre honte. Elle ne pouvait rien lui cacher. Cette vulnérabilité à ses yeux l'agaçait. C'était comme une sorte de contrat. Il l'aidait, lui prodiguait ses conseils, lui rendait service. Mais il en savait plus long sur elle que quiconque. Parfois, la jeune femme avait l'impression que les rôles étaient inversés. Qu'elle dépendait de lui. Que se passerait-il s'il l'abandonnait? Que ferait-elle?

- Exquise. Vraiment, Ciel a toujours eu un goût sur pour les décorations et les cérémonies. C'est raffiné et élégant sans être tape-à-l'œil. Une vraie merveille.

D'un geste rapide, elle laissa tomber le verre qu'elle tenait en main. Le liquide ambré se déversa sur la table, tâchant la jolie nappe blanche. Elle murmura un "Oups" moqueur. Son regard brûlait de haine alors qu'elle fixait les jeunes mariés. C'était ELLE qu'il aurait dû épouser. Pas Ciel. Elle gagnait, une fois de plus. Alors qu'elle tournait le dos à la fête pour partir, elle entra dans une voiture, alors que son majordome tenait la portière ouverte.

- Rentrons. Je suis fatiguée de tout cela.

********

Grade/rang souhaité : Je le ferai moi-même.

Geass : /

Vous:

Prénom/pseudo : Encore et toujours la plus intelligente, gentille et j'en passe,
Age : Je stagne toujours aux 16 ans...
Aime : Le rose.
N'aime pas : Lelouch
Animés/mangas préférés : Pokémon
Personnages de Code Geass préférés : Charles
Comment avez-vous connu le forum : Je l'ai CREE x)
Petit commentaire? : J'en suis déjà à mon troisième perso... c'est grave docteur?
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Ciel A. G. Raindom
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MessageSujet: Re: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   Dim 30 Aoû - 17:47

Même après ces années, je ne comprends pas comment elle n'a pas pu se rendre compte des sentiments que je lui portais. Voyait-elle mes yeux brûlants tour à tour de haine puis de passion, que je posais sur elle et sur son mari? Ne voyait-elle pas ces sentiments qui me rongeaient? Cette jalousie que je ne pouvais réfréner quand je voyais son bonheur? Un bonheur si parfait, si complet.
Elle avait un mari qu'elle aimait, une situation enviable. j'étais seule, accompagnée d'un majordome qui se moquait de moi, assistant à des fêtes pour m'évader. Je croyais que cela ne saurait être pire. Je me trompais. le malheur suivant s'annonça sous les traits d'un gosse braillard, qui avait ses yeux, à lui. Je l'ai haï dès que je l'ai vu, cet enfant. J'ai détesté son regard intelligent et vif, sa peau de pêche. Il représentait tout ce que je n'avais pas. Il était le fruit de leur amour, de leur bonheur.

******

- Tu sais... j'aimerais te demander quelque chose.

Ciel regardait sa jeune sœur, légèrement anxieuse. Elle sentait son regard posé sur l'enfant qu'elle portait dans ses bras. La situation de sa cadette l'inquiétait. Elle n'avait pas l'air heureuse. Elle ne semblait pas dans son état normal. Alors, peut-être que ce qu'elle lui dirait lui ferait plaisir! Se jetant à l'eau, la jeune épouse prit entre ses mains celles de la jeune femme, ne remarquant pas son tressaillement.

- Je voudrais que tu soies la marraine de mon bébé!

Sa cadette ouvrit grand les yeux, affolée. A côté d'elle, A.A . eut un tic nerveux, sa lèvre inférieure tremblant légèrement. Sans tenir compte de lui, la jeune fille regarda le poupon endormi. Elle se retenait à grand-peine de se lever et de partir. Elle ne voulait pas! Elle refusait de prendre soin de cette chose! Elle serait obligée de reconnaître sa déchéance. D'assister à l'accomplissement de la vie si bien ordonnée de son aînée. De le voir souvent, LUI. Comment lui avouer? Lui avouer qu'elle la détestait? Qu'elle haïssait son bonheur, qu'elle la jalousait? Qu'elle avait envie de la briser, elle et tout ce qu'elle aimait.

Elle eut néanmoins un sourire. Il n'atteignait pas ses yeux, mais elle arrivait à faire une grimace s'apparentant à un sourire. C'était déjà ça.

- J'en serais ravie.

Quand elle sortit de la maison, elle s'efforça de ne pas écouter les rires de A.A ., qui trouvait la situation hilarante. Elle crut tout de même entendre certaine paroles entre les éclats de rire. Quelque chose qui ressemblait vaguement à " Quelle imbécile.... Combien de temps elle va tenir?"

******

Je crois que cette rencontre a été la dernière où elle a pu être Elle. La dernière pendant laquelle j'ai fait semblant. La dernière où j'ai été la petite sœur faible, qui ne savait rien refuser à sa si brillante aînée. Ensuite, il y a eu....

******

- A.A .... J'ai besoin de toi.

La jeune femme était sortie de la chambre de sa sœur. Il y avait de l'agitation dans ses traits. Une agitation qu'elle ne montrait pas, en général. Une panique perceptible dans ses gestes. Un je-ne-sais-quoi d'inquiétant, comme une lueur de de folie dans son regard. Le majordome s'approcha doucement, sans se presser. Sa maitresse avait gardé une voix calme, malgré le tourment qui l'agitait. Elle ne s'était pas précipitée, ne montrait aucun signe d'impatience. Mais pourtant, A.A . savait que la situation était grave. La jeune femme n'avouerait pour rien au monde qu'elle a besoin e lui, autrement.

- En quoi puis-je me rendre utile?

Sans un mot, la jeune fille ouvrit la porte de la chambre. L'obscurité y régnait. Les yeux du serviteur s'habituèrent très rapidement à la pénombre. Il voyait deux silhouettes par terre. Celle d'une femme, qui tenait un paquet... non... un enfant, entre ses bras. L'odeur âcre du sang lui brûlait la gorge. Il voyait le liquide, dont il ne pouvait que deviner la couleur carmine, par terre. Son regard se tourna vers sa maitresse. Elle fixait, impassible, le cadavre de sa sœur et de son enfant. Elle croisa son regard, et comme elle n'y lisait aucun étonnement, eut un reniflement dédaigneux.

- Tu t'y attendais, n'est-ce pas?

Elle fit quelque pas, retenant une grimace alors qu'elle marchait sur le sang. Ses yeux ne fuyaient pas les corps. Au contraire. Ses iris glacées y revenaient souvent et on pouvait lire un triomphe dans leur étendue bleue. A.A . eut un sourire. Elle ne le décevait pas....

- Pourrais-tu te.. débarrasser de ça?

Elle eut un geste de la main, englobant le tapi sali et le reste. Une pensée désagréable la saisit souvent. Qu'allait-elle faire du mari? Elle lut la même question dans les yeux de son serviteur. Serait-elle capable de mettre fin à ses jours, à lui aussi? Ou le laisserait-elle en vie? La peur lui étreignit le ventre. Elle ne pouvait pas. Mais il était pourtant un obstacle. Elle se détourna, prête à sortir de la chambre.

- J'aimerais... que tu t'occupes de LUI, aussi. Je te fais confiance.

Sa voix avait faibli. Elle retient une grimace: regretterait-elle?
....
Non. jamais. Dans la pièce, A.A . s'inclinait légèrement. Un sourire moqueur et cruel continuait à flotter sur ses lèvres.

- Yes, my Lady.

*******

Ces événements me semblent lointains, maintenant. je n'ai aucun regret. Je n'ai fait que mettre fin à cette situation injuste. Je lui ai tout volé. Je lui ai ravi cette vie si féérique, cet enfant qu'elle chérissait tant, ce mari qu'elle adorait. Je lui ai volé sa maison, ses parures. J'ai même été jusqu'à lui voler son nom.
Je suis désormais ELLE.

*******

- Mademoiselle Ciel.

Elle attrapa le verre qu'on lui tendait, sans un mot. A côté d'elle, impeccablement vêtu, son majordome regardait la foule. Conviée à une fête parmi tant d'autre, Ciel se démarquait encore une fois par ses tenues extravagantes. Les regards se fixaient sur elle et les murmures s'élevaient. Elle en entendait certains.

- La pauvre... perdre sa maison, son mari, son enfant dans un incendie! Il y avait même sa jeune sœur!
- Cette incapable? Bah, ce n'est pas une grande perte!
- Peut-être, mais elle est désormais seule!

Les regards la suivaient, alors qu'elle s'éloignait pour se faufiler loi des jardins, accompagnée par A. A. qui la suivait, comme une ombre. Tout cela l'ennuyait.

- Vous êtes heureuse, maintenant? Vous avez ce que vous vouliez?

Il y avait une sorte de curiosité dans sa voix. Il semblait se poser réellement la question. Sa vengeance, avoir brisé la vie de sa sœur. Tout cela lui suffisait-il? Avait-elle eu ce qu'elle voulait? Ou avait-elle couru après une chimère, brisé tout autour d'elle pour se trouver une fois de plus seule et abandonnée? La froideur du visage de la jeune femme lui suffit amplement comme réponse. Ses yeux étaient ternes, aussi durs que la glace. Il n'y avait plus aucune place pour la pitié en elle.
L'Immortel eut son habituel sourire. ce n'était pas fini. Tout ne faisait que commencer.

*******
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MessageSujet: Re: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   Dim 30 Aoû - 18:36

Fini!

Je suis validée? x)

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Dis-moi, Invité... Sais-tu qui je suis réellement ?

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MessageSujet: Re: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   Dim 30 Aoû - 18:41

Moi j'te valide avec plaisir ♥️
*déjà dehors*

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Spoiler:
 


arigatou, Rika ♥️
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MessageSujet: Re: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   Dim 30 Aoû - 19:06

Bravo pour votre validation My Lady *se courbe*

xD Quoi? Je me met dans mon rôle!
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MessageSujet: Re: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   Dim 30 Aoû - 19:29

Youpiiiiiii merci xD

*pressée de RP x)*

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MessageSujet: Re: Ciel A. G. Raindom [Terminée]   

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Ciel A. G. Raindom [Terminée]
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