Code Geass / Lycée Ashford

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 Code Geass III

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Zac Kurohikage
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MessageSujet: Code Geass III   Mar 10 Nov - 2:07

Titre:  コードギアス: レクイエムのゼロ (Code Geass: Requiem no Zero)
Statut: Fic à Chapitres. En cours...
Auteur: Earl Lenoir
Disclamer: D'après l'œuvre originale de Gorō Taniguchi et  Ichirō Ōkouchi
Série concernée: Code Geass
Rating: -18 Tous Publics (ou du moins, je crois xD)
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Seulement quelques mois s'étaient écoulés depuis cet événement, nommé Zero Requiem par ceux qui l'ont perpétré. Le monde entrait alors dans une nouvelle ère de paix, ou du moins, devenait plus pacifique qu'il l'avait jamais été depuis la création de l'empire Britannien.
Le dernier tyran de la sainte nation, Lelouch Vi Britannia, avait perdu la vie, et ce, de la main du sauveur du monde, celui qui disparut après avoir crée l'Union Fédérée des Nations, avant de réapparaître quelques mois plus tard, pour finalement oblitérer la tyrannie une bonne fois pour toutes: l'homme masqué, Zero...
Ou du moins, c'est l'histoire à laquelle croyait la majorité de la population mondiale. Le nombre de personnes pouvant se vanter de connaître la vérité sur ce jour fatidique, pouvait se compter sur les doigts d'une main. Seuls eux savaient que Lelouch, après s'être assuré que toute la haine du monde était concentrée en lui, s'était sacrifié afin de lui apporter la paix. Au final, son plan fut un véritable succès, et Zero devint le héros qui parvint à sauver le monde, avec une épée pour seule arme.
Mais qui était ce nouveau Zero? C'était une question que se posait souvent Kallen. Elle avait toujours suivit le leader des Chevaliers Noirs comme son ombre. Même après avoir découvert que sa véritable identité n'était autre que Lelouch lui-même, sa loyauté ne faillit pas, bien au contraire, cela ne fit que rapprocher les deux adolescents.
Mais maintenant, Lelouch était mort. L'homme qu'elle avait admiré et pour qui elle s'était battue, ne faisait plus parti de ce monde. Parfois, elle ne pouvait empêcher ses larmes de couler en pensant que la dernière fois qu'elle s'était retrouvée face à lui, elle l'avait pris pour un démon, et avait même tenté de le tuer à plusieurs reprises. Si seulement elle ne s'était pas éloigné de lui cette fois là. Si seulement elle n'avait pas été si égoïste, elle aurait remarqué la douleur dans laquelle il était. Elle l'aurait soutenu, et aurait attrapé la main de Shinkirou lorsque Rollo était venu pour le sauver, elle aurait été à ses cotés tout le long... Mais au final, la voilà, allongée sur son lit, à moitié nue, en train de penser à ce qui aurait put être, alors que cela faisait maintenant une trentaine de minutes que son réveil avait sonné. Elle allait être en retard pour les cours... encore.
D'un mouvement de tête, elle essuya ses larmes sur son oreiller, et sauta de son lit. Il était inutile de penser à de telles choses, désormais. Tout s'était déroulé selon ses plans, et malgré les regrets de la jeune femme, tout était allé pour le mieux: le monde était désormais, pour la plus grosse partie, en paix. Le Japon recouvrait peu à peu de ses blessures grâce aux efforts de Nunnally, et Schneizel El Britannia était devenu le nouveau leader du saint empire... ou plutôt, Zero, utilisant le nouvel empereur, menait Britannia vers un futur meilleur.

D'un mouvement prompt, Kallen ouvrit les rideaux, laissant la lumière du jour se répandre dans sa chambre, chassant l'obscurité, ainsi que ses sombres pensées. Elle enfila rapidement l'uniforme de l'académie. Cette année était sa dernière en tant que lycéenne. Elle ne pouvait plus se permettre d'être en retard trop souvent, maintenant que tout le onde la connaissait pour qui elle était réellement. Après tout, Lelouch a été menacé à plusieurs reprises de redoublement par les professeurs parce qu'il était trop souvent en retard ou absent. Elle imagina son expression blasée habituelle, en train de parler de la société mise en place par las adultes, à quel point celle-ci était complète, et du peu d'intérêt qu'il avait à... elle secoua la tête. «Et c'est reparti, pauvre idiote, tu es encore en train de la faire.» marmonna-t-elle. Elle ne pouvait plus se laisser dériver ainsi: les souvenirs étaient quelque-chose de bien, mais elle ne pouvait laissé le passé compromettre son futur. Ce n'est pas ce qu'il aurait voulu pour elle.
Kallen se saisit du pendentif posé sur sa commode. A son extrémité, était fixé la preuve qu'elle fut un jour le capitaine de la division Zero, ainsi que le pilote As de l'Ordre des Chevaliers Noirs: la clé du Gurren S.E.I.T.EN, le Knightmare Frame qu'il lui avait confié.
Elle le mit autour de son cou, attrapa son sac, et s'apprêta à quitter la pièce, lorsque son regard s'arrêta sur les photographies fixées sur le mur: des photos des époques antérieure, ainsi que postérieure au Zero Requiem.
Elle regarda celles de ses bons amis, du mariage d'Ohgi et de Villetta, ainsi que celles qu'elle avait pris lors de ce festival de feu d'artifice, la semaine dernière, auquel elle s'était rendue avec Milly et Nina. Son regard se porta ensuite sur les photos de Lelouch, des bons moments, des moments embarrassants passés à l'Académie Ashford. La jeune rouquine sourit... avant de réaliser qu'elle était encore en train de nager dans les limbes du passé.
Faisant face à la porte, elle sortit de sa chambre, un sourire au visage. «Oh, et puis au fond, être un peu nostalgique ne me fera pas de mal, n'est-ce pas?».
«Tu as dit quelque-chose, Kallen?» demanda la voix de sa mère. La jeune pilote la regarda. Une femme d'une grande beauté était en train de lui sourire, assise sur son lit.
«Oh!» Kallen se mit à rougir. «Non. Ce n'est rien.» Elle se saisit du toast en train de griller dans le four.
«Ouch! Chaud! Merci pour avoir préparé le petit déjeuner, maman! Mais tu devrais éviter de sortir de ton lit.» Ajouta-t-elle. « Le docteur a dit--
- Eh bien je ne voudrais pas que tu t'absentes pour la journée avec un estomac vide. Après tout, tu possède un corps faible, n'est-ce pas?» elle sourit à sa fille, qui lui rendit son sourire. * Elle a raison * pensa-t-elle. * Je n'ai plus à cacher qui je suis, désormais... *
« Il vaudrait mieux que tu te dépêches. Tu vas encore être en retard.
- Oooops! J'y vais!
- Mmmh, mmh. Fais attention à toi.»
Kallen sortit de chez elle comme une flèche, courant aussi vite qu'elle le pouvait.


Il leur avait tous donné une raison de sourire.
Grâce à lui, tout le monde pouvait désormais regarder en direction du futur, animés d'un espoir nouveau. Un espoir que Zero... Lelouch a offert au monde, lui a offert...

_________________



Merci C.C ♫


Dernière édition par Zac Kurohikage le Mer 10 Sep - 11:21, édité 1 fois
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Zac Kurohikage
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MessageSujet: Re: Code Geass III   Mar 10 Nov - 19:06

TURN 01: 彼のおかげで (Grâce à lui...)

Bon sang! Qu'est ce qui lui avait pris? Cela ne lui ressemblait pas. Cela ne lui ressemblait pas du tout. C'est ce que Ohgi s'était sans cesse répété ces dernières semaines, alors que la montagne de paperasse sur son bureau ne cessait d'augmenter, et ce malgré toutes heures passées à travailler dessus, dormant à peine la nuit. Des cernes avaient commencé à apparaître sous ses yeux, devenant de plus en plus épaisses au fil des jours, et ses épaules commençaient à s'affaisser.
Il soupira. Peut-être n'était-il pas à la hauteur d'une aussi grande tâche. Bien qu'élu avec une majorité écrasante, être le premier ministre du Japon était une trop grosse responsabilité pour lui.
«Peut-être que je devrais démissionner.» L'idée avait été de plus en plus présente dans son esprit ces jours-ci. Il repensa aux paroles de Nunnally à son intention: d'après elle, il n'y avait « personne d'autre qui convenait plus pour occuper ce poste, Ohgi-san. Je suis sure que vous pouvez le faire... Non. Vous êtes le seul à pouvoir le faire. Je ferais de mon mieux pour vois aider, et Zero vous assistera également . Alors, s'il vous plaît... ».
Il ne pouvait empêcher ses mâchoires de se contracter à chaque fois qu'il entendait ce nom. Après tout, Zero les avait déjà trahis par la passé. Même s'il avait tué Lelouch, en quoi celui-ci était différent? Kallen semblait croire que tout cela faisait partit du plan de l'ex-empereur, mais Ohgi n'était pas sur de pouvoir le croire. Non... en vérité, il en voulait trop à Lelouch pour pour ne serais-ce qu'admettre la chose possible. Considérant la manière dont ils les avaient tous manipulés, il lui était difficile de le voir comme un héros.
« Monsieur le premier ministre. Vous m'écoutez? Monsieur le premier ministre! »
La voix provenait de derrière son dos. Il se retourna, et fit face à l'homme. Eh Merde! Il l'avait complètement oublié. Osawa Takayuki avait été son assistant pendant les quelques semaines durant lesquelles Ohgi avait occupé son poste, à la tête du pays. Il était un homme très compétent, ainsi que très énergique. Quoique peut-être un peu trop au goût du ministre.
« Je suis désolé, Osawa-san. » dit-il sans enthousiasme. « Vous étiez en train de parler de la réforme sur l'utilisation de Knightmares Frames de 7ème génération dans la police, n'est-ce pas?
- Nous avons arrêté de parler de ce sujet voilà une dizaine de minutes Vous l'avez vous-même ratifié, vous vous en souvenez?
- Oh! Oui... Vous avez raison.»
Osawa lui montra le dossier en face de lui, sur son bureau.
« Celui-ci est à propos de la reconstruction du district de Setagawa. » Expliqua-t-il. « Comme vous le savez, les fonds fournis sont insuffisants. Nous devrions-- »
Quelqu'un frappant à la porte du bureau l'interrompit. Trop heureux qu'une occasion d'échapper à son assistant se présente, Ohgi répondit rapidement. « Entrez, je vous en prie. »
Un homme d'assez grande taille, -un de ses gardes- entra dans la pièce.
« Quelqu'un demande à voir le premier ministre. » Annonça-t-il.
Osawa agita la main, comme s'il chassait une mouche persistante.
« Renvoyez-le. » Dit-il abruptement. « Ce n'est pas le moment pour...
- Oh? As-tu l'intention de me jeter dehors, Takayuki-kun? » demanda une voix amusée quelque-part derrière le garde.
Ohgi sourit en reconnaissant la personne qui pénétra dans la pièce, un sourire narquois au visage. Le visage de l'assistant du ministre pâlit.
« M.. Ma dame. » Balbutia-t-il. « Je... Je suis désolé. Si j'avais su que c'était vous, je--
- Oui, oui. » le coupa Villetta en s'avançant en direction de son homme. « Je te crois. »
Ohgi tendit son bras vers elle, et l'enlaça tendrement. Il était si heureux de l'avoir ici.
« Tu as l'air... épouvantable. » dit-elle amusée, mais avec cependant de l'inquiétude dans ses yeux.
« Eh bien, il est vrai que je me suis sentit mieux. » Villetta eut un petit rire. « Mais qu'est-ce que tu fais ici? » demanda-t-il à voix basse. « N'est-tu pas censée donner un cours aujourd'hui?
- Pris un jour de congé. » Répondit-elle. « Dit que j'étais malade. J'ai pensé que je viendrais ici, voir comment tu vas. Je ne t'ai pas beaucoup vu dernièrement. » Son regard croisa celui de son mari. « A moins que tu sois trop occupé. » Le taquina-t-elle. « Je pourrais revenir plus tard si tu--
- Non! » Dit-il plus fort qu'il ne l'aurait voulu. « Je suis si heureux que tu sois ici. »
Elle lui sourit. Ohgi la berça gentiment, et l'embrassa avec passion.
« Tu m'as manqué.
- Toi aussi. » Chuchota-t-il.
Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, dans les bras l'un de l'autre.
« Comment va Aya? » demanda-t-il finalement.
Se dégageant de son étreinte, Villeta recula de quelques pas et lui lança un regard lourd en reproches.
« Donc, tu te souviens d'elle. » dit-elle d'une voix sèche.
Ohgi eut l'air un peu honteux. «Oui... Je sais... Je suis désolé.
- J'ai bien peur que ce ne soit pas assez. Je veux dire... elle est ta fille! Tu pourrais prendre un peu de temps pour aller la voir de temps en temps. »
Ohgi fourra son visage dans ses paumes.
« Ce soir!» Dit-il finalement. « J'irais la voir ce soir.»
Villetta lui tourna le dos. « Tu as plutôt intérêt. Je ne te pardonnerais pas si tu oublies, cette fois.» Elle amorça un pas en direction de la porte, avant d'ajouter, plus bas: « Elle a commencé à marcher toute seule. » La mâchoire inférieure d'Ohgi tomba mollement.
« Qu... ! C'est... C'est merveilleux! Je ne peux pas croire que j'ai raté ça.
- Eh bien, si tu ne veux rien rater de plus, alors sois là pour elle! » aboya-t-elle. «Si ça continue comme ça, elle ne saura jamais à quel point... son père est... un homme merveilleux.»
Ohgi marcha vers elle, et passa son bras autour de sa taille. «Chigusa...» murmura-t-il. Soudainement, l'expression de Villetta fondit. C'était toujours comme ça: elle devenait sans défense à chaque fois qu'il l'appelait par ce nom. Elle se retourna, et se noya dans ses yeux sombres. Posant un doigt sur sa bouche, elle le fit reculer en direction de son bureau. Ohgi la serra plus fort.
« Uuuuh... Je pense que vais... vous laissez tous les deux, maintenant.» dit une voix hésitante quelque part près d'eux. Osawa! Le couple se sépara immédiatement, et leurs joues devinrent cramoisies. Ils l'avaient complètement oublié... encore.
«Si vous voulez bien m'excuser.» Il sortit du bureau aussi vite qu'il put.
Ohgi et Villetta échangèrent un regard embarrassé, avant d'éclater de rire.
Ils demeurèrent silencieux durant les minutes qui suivirent. La présence de l'un apaisant l'autre. Finalement, la première dame du Japon pris la main de son mari. «Ne t'en fait pas.» Le rassura-t-elle.
Ohgi se demandait parfois comment sa femme faisait pour deviner comment il se sentait... malgré tous ses efforts pour paraître impassible. Cela pouvait-il être... le Geass?... Mmmmmmph! Inventer de mauvaises blagues en son fort intérieur était vraiment une mauvaise habitude qu'il devait perdre.
«Tu fait un excellent boulot en tan que ministre.» Poursuivit-elle. «Tu serais surpris de savoir combien de personnes se fient à toi.»
Ohgi sourit faiblement. «Je ne sais pas. Je veux dire... c'est un tel fardeau.
- Eh bien, si une fille de 16 ans peux le faire, je suis sur que tu le peux, toi aussi.» le taquina-t-elle.
Il sourit. « Nunnally est forte. Je me demande si ce n'est pas dans son sang.
- Son frère était Zero, après tout. Et il a réussi dans ses projets de domination du monde.
- Sans parler de son empereur de père. Quoique son exemple n'était pas le meilleur à suivre... Non. Vraiment. On ne peut pas la comparer à-- »
Villetta resserra son étreinte, le faisant taire.
« Tu t'en sortiras.» Dit-elle. « Si c'est toi, je suis sur que le tu peux.»
Le premier ministre lui sourit.
* J'imagine que oui.* Pensa-t-il. * Tant que tu es à mes cotés... *

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Kallen s'étira alors qu'elle sortait du bâtiment.
« Les cours d'aujourd'hui étaient siiiiiiiiiii ennuyeux.» Bailla-t-elle.
«Mmmmmh! C'était pas si terrible.» Protesta Rivalz. «Après tout, ce n'est pas tous les jours que Villetta-sensei est absente. Ses cours sont si durs.
- Durs? Tu n'est qu'un pleurnichard. Ce sont les meilleurs. Villetta est si énergique. Elle me donne l'occasion de tout donner à chaque fois. Vraiment, on ne peut pas la comparer aux précédents profs de sport.
- Enfin, ce n'est pas comme si tu avais assisté à beaucoup de cours de sports avant ça.» Fit-il remarquer.
Kallen le dévisagea.
«J'imagine que tu as raison.» Dit-elle finalement.
Rivalz sourit. « Mais tu n'as pas tort. On n'as jamais eu une prof comme elle auparavant.
- Bien sur que non: elle était soldat, après tout.»
Ils demeurèrent silencieux alors qu'ils marchaient en direction des dortoirs.
Quelques mètres plus tard, l'adolescent finit par demander. « Donc, qu'est-ce que tu as prévu cet après-midi?».
Kallen regarda en direction des arbres divisant le chemin en deux, non loin devant, l'air pensif.
« Je ne sais pas trop.» Répondit-elle. «Peut-être que je vais juste rentrer et en finir avec cette stupide synthèse que Lafayette-sensei nous a donné.» Elle tourna la tête dans sa direction. «Et toi?
- Eh bien... Je suis sensé retrouver la Présidente dans la salle du conseil des élèves.
- Eeeeeeeh?» Lâcha-t-elle, l'air moqueur. «Vous deux sortez enfin ensemble?»
Le visage de Rivalz prit une teinte écarlate. «Quoi? Non! Nous sommes juste... » Il jeta un œil à son sourire narquois. «Oh, et puis la barbe! Oui... » Admit-il... « Ou plutôt... c'est un peu ce que j'espère. Mais je ne suis pas sur si--
- Elle le voit de la même manière. » Termina Kallen. « J'admets qu'avec Milly, on ne sait jamais... Mais en mettant ça de coté, quand vas-tu enfin arrêter de l'appeler ''Présidente''? Je veut dire... tu es le Président du conseil des élèves maintenant, non? »
A ce moment précis, elle aurait pu jurer voir un sourire supérieur s'afficher sur son visage, l'espace d'une seconde.
« Le vieilles habitudes ont la vie dure. Et puis, ce n'est pas comme si j'avais vraiment le choix: elle revient régulièrement à l'académie, donnant des ordres à tous bouts de champ.» Dit-il d'une voix amusée. « Enfin, je ne vais pas me plaindre. Comme ça, je peux la voir plus souvent.» Il laissa s'échapper un long bâillement. «Au fait...» Ajouta-t-il avec un sourire que Kallen n'aima pas. «... comment vont les choses entre toi et Gino?».
L'adolescente rougit si fort, qu'elle crut que son visage était en train de fondre.
« Il n'y a rien... et n'y aura jamais rien... entre Gino et moi.» Son ton devenait de plus en plus menaçant. «Tu m'as comprise? R-I-E-N!
- Whaou! Effrayante!» Il lui lança un rapide regard inquisiteur. «Tu es si... différente. J'ai toujours du mal à m'y habituer. Rien à voir avec comment tu étais avant... enfin, tu sais...»
L'ancienne pilote du Gurren se calma. «Mmph!Ça n'était pas vraiment moi l'époque.» Elle lui sourit. «Mais j'imagine que c'est bon maintenant. Je n'ai plus à me cacher.»
Kallen put voir une flamme de sympathie dans les yeux de son ami.
«Ça a dû être dur.» Dit-il.
«Oh, ce n'étais pas si horrible que ça. Je veux dire: même à l'époque je vous considérais tous comme... mes amis.»
Embarrassée, elle détourna le regard. Cependant, les ricanements de Rivalz l'irritèrent quelque peu: qu'est-ce qui lui prenait? Elle soupira. C'était toujours pareil à chaque fois qu'elle parlait de ce qu'elle ressentait. L'élève possédant le plus d'autorité de l'académie n'était vraiment qu'un gamin.
« Quoi?
- Rien. C'est juste... tu est si mignonne quand tu rougis.»
- Espèce de... »
Rivalz se mit à rire, ce qui eut pour effet de chasser toute colère de la jeune pilote, qui finit par se joindre à son hilarité.
«Bon.» Déclara-t-il. «Je pense que je vais y aller maintenant. Je peux pas faire attendre la présidente trop longtemps.
- C'est pas moi qui te contredira.
- La prochaine fois que tu vois Gino, je ceux tous les détails, ok?» Lança-t-il par dessus son épaule alors qu'il marchait en direction de la salle du conseil des élèves. Kallen sentit son sang s'accélérer dans ses tempes.
Rivalz dut voir son expression, puisqu'il se mit soudainement à courir, riant aux éclats.
Elle ne put s'empêcher de sourire en le voyant s'éloigner.
Cette paix dont tout le monde pouvait désormais profiter. Elle espéra qu'elle durerai éternellement.

Lorsqu'elle fut sur le point de prendre le chemin menant jusque chez elle, Kallen s'interrompit promptement. Oh, et puis que Lafayette aille au diable! Elle n'était pas d'humeur à faire ses devoirs. Elle irait au bar de Tamaki. A cette heure-ci, elle croiserait certainement Asahina. Saeko devrait y être, elle aussi. Et peut-être même que Gino-- Arrêtes-toi tout de suite, ma vieille! Tu ne vas pas donner raison à cet imbécile de Rivalz maintenant.
Soudainement, le visage de Lelouch apparut devant elle, durant une fraction de seconde. Elle secoua la tête. Ce n'était pas le moment pour ça non plus.
Balançant son sac sur son épaule, elle se mit à avancer en direction du bar.

__________________________________________________________________________



Ce n'était pas tous les jours que TianZi, impératrice de la Fédération Chinoise, se réveillait tard. Cette fois-ci, c'était surtout parce qu'elle avait passé la plus grosse partie de la nuit à s'amuser avec Kaguya. Après tout, les visites de la dernière descendante de la famille Sumeragi à la cité interdite, n'arrivaient pas si souvent. C'est pourquoi la jeune impératrice comptait passer le plus de temps qu'elle le pouvait avec elle.
Mais malheureusement, elle ne pourrait dormir trop longtemps ce matin-ci: elle savait que l'ambassadrice du Japon n'avait pas traversé la Pacifique uniquement pour rendre visite à son amie, bien que pour Kaguya, c'était là sa principale motivation. C'est pourquoi ce qui allait suivre était inévitable...
« Réveeeeeeilles... TOI!». Juste après que ces mots aient été prononcés, quelque-chose de mou vint percuter la tête de son altesse impériale, leader de la Fédération Chinoise.
«Aïe!» S'exclama-t-elle, avant de sauter de son lit, aussi rapidement que son était à demi-conscient le lui permettait. TianZi mit quelques secondes pour vraiment prendre conscience de tout ce qui l'entourait. Elle vit son lit, plus désordonné que jamais, et remarqua qu'un oreiller manquait. Ah! Le voilà. Dans les mains d'une Kaguya on ne peux plus réveillée, portant un sourire moqueur sur son visage.
« Finalement de retour parmi les vivants, la marmotte?»
TianZi fit mine d'avoir l'air indignée. « Je... Tu... Tu ne vas pas t'en sortir si facilement!». Attrapant son oreiller au passage, elle s'élança en direction de son amie.
« Très bien. Tu ne me laisses plus le choix, Jiang. Amènes-toi!»
L'impératrice de Chine hésita l'espace d'une seconde: elle n'était pas habituée à ce qu'on l'appelle par son vrai nom. Chaque fois qu'elle l'entendait, elle pouvait sentir son estomac se nouer. Ce n'était pas une sensation désagréable, au contraire: cela la rendait heureuse. Depuis qu'elle avait demandé à Kaguya de s'adresser à elle de cette manière lorsqu'elles étaient seules, elle avait l'impression d'être une fille normale, et le poids de la couronne de la fédération s'envolait.
« Tu est pleine d'ouvertures!» cria la représentante japonaise.
Pour la seconde fois en moins de deux minutes, TianZi sentit l'oreiller percuter son visage de plein fouet. Le choc lui fit perdre son équilibre, la faisant tomber sur le lit.
La jeune Sumeragi afficha une expression victorieuse. « Tu vois? Tu ne peux rien contre moi. Le sang de centaines de générations de guerriers japonais coule en moi. Hahahaha!
- Ah oui?» Répliqua son amie, imitant une voix mature, d'adulte. « Alors, je peux en dire autant avec tous les anciens empereurs de la dynastie Lihua. Prépares-toi à être défaite! »
Les deux jeunes filles furent interrompues dans leur charge héroïque par un bruit d'éclaircissement de gorge, provenant de l'autre bout de la chambre. Elles restèrent immobiles quelques secondes, alors que leurs visages se tournaient vers la personne responsable de l'interruption.
Zhou Xianlin se tenait debout devant la porte, les yeux levés en direction du plafond: ce n'était pas tous les jours qu'elle avait l'occasion de voir l'impératrice de cette manière. C'était... embarrassant, et en même temps... voir sa majesté, une telle expression de joie au visage, lui réchauffait le cœur.
Les joues des deux amies s'empourprèrent, alors qu'elles se relevèrent rapidement, prenant des postures dignes de leurs rangs respectifs.
« Uuuuhm... Oui? » demanda TianZi, moins à l'aise que Kaguya, qui semblait trouver la situation amusante.
«TianZi-sama, Sumeragi-shisetsu. La réunion est prévue pour dans une heure.» Annonça Zhou. « Xingke-shushou vous attends dans la chambre du conseil. Les ambassadeurs de tout l'UFN, de l'UE, ainsi que de Britannia, ne devraient plus tarder. »
Cette fois, ce fut avec le ton et l'assurance du leader de la Fédération Chinoise, que Jiang Lihua répondit. «Très bien. Je vous remercie, Xianlin-shirei.» Puis, elle ajouta d'une voix plus douce: «Lorsque la réunion sera terminée, nous rejoindrez-vous pour le déjeuner?»
Les lèvres de Zhou s'étirèrent en un large sourire.
« J'en serait très heureuse.» Répondit-elle, avant de poser un genou à terre. Puis, elle quitta la chambre, laissant les deux amies seules.
Le silence ne fut rompu alors, que par le rire de Kaguya. « Après vous, TianZi-sama.» La taquina-t-elle.
La jeune impératrice sourit, et alla demander à une des servantes qui attendaient dehors, de leur amener leurs robes officielles.

En train d'attendre dans la salle du trône, Li Xingke marchait nerveusement de long en large. Même si TianZi n'était en retard que de quelques minutes, ne pas savoir ce qu'elle faisait le rendait nerveux à chaque fois. Cette fois-ci, cependant, il était presque sur de connaître la raison: Sumeragi Kaguya.
Il soupira. Pour celle censée occuper le poste de présidente du conseil d'administration de l'UFN, ainsi que celui de représentante principale du Japon, elle était vraiment trop insouciante. Maintenant n'était pas le bon moment pour son comportement infantile: les mouvements indépendantistes de Myanmar et d'Indonésie ne cessaient de s'agiter. Sans parler de ceux d'Afrique et d'Amérique du Sud. Cette réunion allait être décisive pour l'élaboration de mesures, afin de préserver cette fragile paix.
Il jeta un œil à sa montre à gousset en argent que TianZi lui avait offert, voilà une dizaine de jours. Pour un modeste officier tel que lui, se faire offrir un présent par son altesse était... Mais elle pouvait être si têtue dès qu'elle le voulait. Pour cela, il était reconnaissant envers Sumeragi: grâce à son amitié, la jeune impératrice avait commencé à développer une attitude plus défiante. Mais, bien qu'il détestait l'admettre, il savait bien que c'était principalement grâce à... à cet homme... à Zero... ou plutôt, à Lelouch. Depuis que ce dernier l'avait kidnappée, à deux reprises qui plus est, sa confiance en elle avait beaucoup augmentée.
Ses pensées furent interrompues par le son de la porte principal de la salle, qui s'ouvrit.
«Xingke! Je suis... huh... désolée. Nous sommes en retard.» dit une TianZi à bout de souffle, alors qu'elle pénétrait dans la pièce.
Il se demanda alors pourquoi son altesse se trouvait dans un tel état d'épuisement. Il décida cependant de laisser la question de coté: elle était finalement ici. Le reste importait peu.
Son anxiété dégringola instantanément. Soulagé, il posa un genou à terre.
« Vous n'avez pas à vous excuser.» Dit-il. «Et surtout pas devant moi.»
L'impératrice Jiang Lihua sourit faiblement. Alors qu'elle le considérait comme un membre de sa famille... le voir s'abaisser ainsi...
«TianZi-sama, Sumeragi-shisetsu. Asseyez-vous, je vous en prie.» Leur demanda-t-il gentiment.
Zhou le salua, et lui chuchota à l'oreille en passant devant lui pour atteindre son poste, derrière le siège de l'enfant sacrée.
«Sumeragi Kaguya a pris son temps pour choisir les robes de TianZi-sama. Son altesse à fait de son mieux pour lui échapper, mais...»
Xingke laissa s'échapper un profond soupir, alors que la jeune impératrice prenait place au bout de la table, et son amie, sur le siège le plus proche d'elle.

«Ashok Kumar et Asena Okalan, les représentants d'Inde et de Turquie!» La voix du garde résonna dans tout la salle.
Un homme, plutôt long, accompagné d'une femme à l'air sévère, entrèrent, et s'inclinèrent respectueusement devant TianZi. Après avoir salué Kaguya, ils se rendirent à leur sièges respectifs.
Durant les trente minutes qui suivirent, beaucoup d'autres envoyés de tous les pays membres de l'UFN, de la récemment libérée Union Européenne, et des colonies Britanniennes -celles ayant préféré garder ce statut pour des raisons économiques- , firent leur entrée.
«Tout le monde est enfin là?» demanda impatiemment l'ambassadeur d'Italie, après avoir brièvement payé ses respects à l'impératrice.
«Non.» Ce fut Ashok Kumar qui répondit. «Les représentants de la terre-mère de Britannia ne sont pas encore arrivés. »
Dès l'instant où il termina sa phrase, une voix, apparemment provenant de la bouche d'une jeune fille, se fit entendre.
« Oh? Sommes-nous les derniers? Toutes nos excuses. Nous avions quelques problèmes avec la reconstruction de certains districts à Tokyo.»
TianZi se leva, un sourire aux lèvres. « Ce n'est rien vraiment. Tout le monde viens juste d'arriver. Nunnally-sama, Zero-sama.»
L'homme masqué, dirigeant la chaise roulante de Nunnally, fit son entrée dans la salle.
« Eh bien,...» Dit joyeusement Kaguya. « Et si nous commencions?»



Spoiler:
 


Suzaku: [Lelouch... depuis ton départ, le monde entier s'est uni, et s'est employé à se reconstruire peu à peu. J'avoue avoir eu peur que tu te sois sacrifié pour rien... mais au final, tout est pour le mieux. J'imagine que, ou que tu sois, tu nous regarde, affichant ton sourire narquois habituel...
Mais tu as réussi à faire sourire Nunnally. Ce qui, au fond, est le principal, autant pour toi que pour moi...
]

à suivre...TURN 02: 平和 (Paix)

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Zac Kurohikage
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MessageSujet: Re: Code Geass III   Ven 20 Nov - 2:58

C.C: [Une réunion regroupant des ambassadeurs en provenance du monde entier est en train de se dérouler dans la citée interdite. Pour qu'un tel événement ai lieu, cela montrait à quel point son plan avait été couronné de succès... et à quel point cette paix était fragile. Après tout, il l'avait déjà dit: «Il n'existe pas de plan parfait avec les humains.»
Le monde sera-t-il capable de préserver cet héritage? Personne ne le sait encore...
]


TURN 02: 平和 (Paix)
« Je vous dit: il nous est impossible de continuer ainsi.» Dit Kersen Suryo, le représentant indonésien. « Les indépendantistes... ou plutôt, cette organisation terroriste, Devanitu, s'est montrée de plus en plus active, et a kidnappé bon nombre de civils. Le tourisme a baissé de façon significative, et plusieurs ravitaillements allant des campagnes vers les villes se sont fait attaquer. Comment sommes nous censés maintenir un semblant d'équilibre à notre économie dans cette situation? Nos forces de police sont débordées, et nous n'avons pas les fonds nécessaires pour développer dans notre armement. » Il eut un rire nerveux. « Je veux dire... nous en sommes encore à utiliser des Knightmares de 5ème génération et des Glasgows, alors qu'ils ont accès à des Gefjun Disturber.» Il planta son regard dans celui de Tian Zi. « C'est pourquoi nous demandons une intervention immédiate de l'Ordre des Chevaliers Noirs. C'est terroristes doivent êtres éliminés.»
«En Espagne aussi!» Lança l'ambassadeur assis à coté d'Ashok Kumar. L'ETU a détruit plusieurs de nos buildings boursiers, et autres banques. Nous en avons arrêté quelques uns, mais ceux-ci ne savaient qui ni où étaient leurs leaders. Apparemment, il s'agissaient d'ordres donnés par coups de téléphones anonymes. »
Cette fois, ce fut l'envoyé anglais, Nathan Truman, qui prit la parole. « Si les ordres sont donnés par téléphone, ne peut-on pas les tracer?»
L'espagnol grogna. « Nous avons déjà essayé. Pour qui nous prenez-vous? Des idiots? ». Truman ouvrit la bouche, mais l'autre repris. « Ces appels sont littéralement intracables. Qui que soient ceux tirant les ficelles, ce ne sont pas des débutants.
- Oh? Je suis désolé. J'ignorais que votre police scientifique était incapable déjouer les petits tours de quelques terroristes. Mes plus plates excuses.» répondit Truman, un sourire narquois aux lèvres.
« Espèce de--
- Cela suffit! » La voix de Tian Zi résonna dans toute la salle. La jeune impératrice rougit lorsque tous le regards se tournèrent vers elle. « Je... heu...» Xingke s'avança d'un pas pour se rapprocher d'elle, lui rappelant qu'il était à ses cotés, et qu'il la soutenait.
Cela la rassura. Se reprenant, elle fit face aux deux hommes.
« Je ne tolèrerait aucune dispute en ces lieux. Nous sommes ici pour tenter de trouver des solutions. Pas pour nous chamailler sur des problèmes! » Puis, elle ajouta d'une voix plus douce. '' Je vous en prie, messieurs. »
Les deux incriminés demeurèrent immobiles pendant un fraction de seconde, avant de finalement s'asseoir, ravalant les insultes qu'ils brûlaient de se cracher l'un à l'autre.
« Tian Zi-sama. » Commença le représentant australien. « Il semble que beaucoup d'autres régions souffrent de problèmes similaires. C'est pourquoi, avant que quiconque d'autre ne se plaigne à propos de leurs situations respectives, qui, je suis sur, sont de la plus grande importance», ajouta-t-il rapidement, lorsqu'il remarqua plusieurs bouches s'ouvrir pour protester. « ...j'aimerais connaître votre point de vue sur la situation. Que suggérez-vous que nous fassions?
La question sembla prendre au dépourvu la petite impératrice. «Je... Je pense que... nous devrions envoyer des ambassades à la rencontre des leaders de ces organisations et... euh... négocier des conditions de paix.
-Négocier? Avec ces monstres? Non, je ne crois pas. » Dit durement l'envoyé italien. « Nous ne devons pas négocier avec ces terroristes. Ce serait reconnaître la légitimité de leurs actions. Non. Les Chevaliers Noirs, ainsi que l'armée Britannienne, devraient être déployés, et aider à l'élimination de ces fauteurs de trouble.
- C'est donc votre solution? » La voix de Nunnally Vi Britannia s'éleva dans la salle du trône. « Est-ce là votre réponse? La force brute? Est-ce tout ce dont vous êtes capables? » La princesse impériale ressentit la colère lui brûler la poitrine. « N'avez-vous donc rien appris? Si vous faites cela, vous détruirez tout ce pourquoi les Chevaliers Noirs ont fait front... ce pourquoi Sumeragi Kaguya, Tian Zi-sama, le peuple de l'UFN ont fait front... tout ce pourquoi Onii-- ... Zero a fait front.» Sa voix se brisa lorsqu'elle prononça ces derniers mots. Elle se souvint de lui, lui tenant la main.
Elle retint avec difficulté les larmes qui avaient commencé à se former sous ses yeux.
C'est alors qu'elle sentit une main se poser sur son épaule. Zero... La jeune fille sourit faiblement, pour finalement reprendre, plus calmement.
« Nous devrions à tout prix éviter de nouveaux conflits. Tout d'abord, nous devons examiner la nature exacte de chacune des revendications de ces groupes, et voir si il est possible de trouver un terrain d'entente.
- Mais cela ne va pas-- » Commença l'ambassadeur espagnol.
« Cela me paraît être une bonne idée.» Coupa Asena Okalan. « Je suis d'accord avec la décision de Nunnally-denka. » Elle sourit à la princesse, avant de poser son regard sur celui qui se tenait derrière cette dernière. «Qu'en pensez-vous, Zero-sama?»
Les quelques chuchotements qui bourdonnaient encore dans la salle, s'éteignirent immédiatement en entendant le nom. Chaque tête était à présent tournée en direction du chef de l'Oordre des Chevaliers Noirs, ainsi que CEO de l'UFN.
L'homme demeura silencieux pendant quelques secondes, puis parla d'une voix profonde, amplifiée et déformée par le masque qu'il portait. « Je pense également que la diplomatie est la ligne de conduite à suivre.» Il prit une profonde inspiration, avant de continuer. « Si nous ne faisons que réprimer ces attaques par la force, cela ne fera que leur prouver qu'ils avaient raison de se soulever, et poussera les mouvements indépendantistes qui hésiteraient encore, à passer à l'action, avec le peuple pour les soutenir. Nous ne pouvons nous permettre de répéter les erreurs du passé. C'est pourquoi, pour le moment, chacune des nations victime de ces attaques, devra me faire un rapport complet contenant les détails de leur situation. Après quoi, elles choisiront un représentant qui se verra escorter par des bataillons légers que je ferais envoyer par la suite. En attendant, vous ferez de votre mieux pour établir le contact avec chacun des leaders de ces organisations, dans le but d'arranger les rencontres.»
Il baissa la tête en direction de sa protégée. « Nunnally-denka, puis-je compter sur votre coopération pour les Areas encore sous la juridiction de l'empire?
- Oui.» Répondit-elle avec enthousiasme. «Bien sur. Il me faudra en parler avec l'empereur.
- Très bien.» Zero fit face à tous ceux présents dans la salle. « Des objections? »
Personne n'osa ouvrir la bouche. Nul n'avait la volonté ni le courage de s'opposer à Zero.
C'était là une nouvelle preuve de l'étendue de son influence, de son pouvoir. Ce fut la pensée qui effleura l'esprit de Xianlin à cet instant. C'était également la raison pour laquelle, même après tous ses efforts pour maintenir la paix dans le monde, elle ne parvenait toujours pas à lui faire confiance.
« Un temps de parole sera donné à chacun.» annonça Kaguya, assumant son rôle de présidente du conseil d'administration de l'UFN. « Prenez votre temps pour nous décrire vos situations respectives en détail.»

Zero soupira discrètement sous son masque. Nunally dût le remarquer, puisqu'elle eut un petit rire amusé.
Il semblait qu'ils n'allaient pas pouvoir déjeuner dans les heures qui suivraient.

_____________________________________________________________________________________



«SURPRISE!»
Des bruits de pétards et de bouteilles de champagnes ''poppant'', résonnèrent dans la salle du conseil des élèves. Nina s'immobilisa. Elle venait juste d'ouvrir la porte... pour voir une Milly réjouie, une Kallen souriante, juste à coté d'un Gino riant aux éclats, ainsi que Rivalz, une bouteille de champagne débordante en main. Ils se tenaient devant une foule d'élèves, que Nina ne reconnaissait pas, ou à peine. Villetta et sa fille étaient présents également.
«Joyeux anniversaire, Nina!» lança Milly en se jetant dans ses bras.
«Mon... mon anniversaire?» balbutia la jeune scientifique, trop effarée pour dire quoi que ce soit d'autre.
« Oui! Ton anniversaire! Ne me dis pas que tu as oublié.» répondit l'ancienne présidente du conseil des élèves.
En réalité, elle avait bel et bien oublié. Elle s'était précipitée hors du laboratoire dans lequel elle travaillait, suite au coup de fil de Rivalz qui lui avait dit de se rendre immédiatement dans la salle du conseil pour une urgence... Mais ceci, était la dernière chose à laquelle elle s'était attendue.
La vérité était que, depuis l'incident FLEIA, elle s'était sentie si coupable, qu'elle s'était dévouée entièrement à ses recherches: créer des équipements plus performants pour Knightmares Frames, afin d'aider à la reconstruction de Tokyo. C'était grâce au soutient de Nunnally, qu'elle avait pu assembler une équipe aussi rapidement.
Depuis lors, elle s'était imaginée que des évènements tels que les anniversaires appartenaient désormais au passé, qu'elle ne pourrait jamais être pardonnée. Et pourtant...
Des larmes roulèrent sur ses joues. « Vous tous...» sanglota-t-elle.
«Oh, allez! Reprends-toi!» Lança Milly. «Tu as travaillé si dur. Il était temps que tu sortes et que tu t'amuses un peu, histoire d'évacuer la pression.
- Ou... oui.» Essuyant ses larmes d'un revers de manche, un large sourire vint éclairer son visage.
«Par ici!» cria Gino. «Le gâteau est par ici!»
Les instants qui suivirent, ne furent faits que d'acclamations et de rires... ainsi que de Kallen, poursuivant Gino pour son commentaire inapproprié à propos de sa jupe, plus courte qu'à l'habituelle.
« A propos,» chuchota Villetta à l'oreille de Nina. « Ohgi m'a chargée de te dire, que Nunnally était désolée de ne pas pouvoir être là. Sa réunion en territoire chinois l'en empêchait.» De sa main libre -l'autre tenait la main de la petite Aya- elle sortit quelque-chose de sa poche, qu'elle lui tendit. «Elle m'a demandé de te remettre ceci, par l'intermédiaire d'Ohgi. Elle te souhaite un joyeux anniversaire... et espère que tu choisira avec sagesse.»
L'adolescente fronça un sourcil. «Choisir avec sagesse?»
Les lèvres de la première dame du Japon s'étirèrent en un sourire malicieux. «Qui sait? A ce propos, mon cadeau est par là-bas, posé avec tous les autres. »
Nina dut faire appel à toute sa volonté pour ne pas pleurer. « Merci.» Fut tout ce qu'elle put répondre.
Soudainement, Villetta parut quelques peu inquiète. « Pas de quoi.» lâcha-t-elle, avant de s'engouffrer dans la foule.
La jeune scientifique ne mis pas longtemps à découvrir la raison expliquant l'étrange comportement de la professeur de sport: «Ou est-ce qu'elle est passée?» Demanda une fille brune au corps élancé.
«Je ne sais pas.» Répondit une autre. « T'as vu son bébé? Elle est trognon! Il faut que je la porte dans mes bras.»
La jeune brune acquiesça. « Moi aussi. Viens! On va essayer par là.» Décida-t-elle, avant de partir dans la direction opposée à celle de Villetta. Elles eurent vite fait de disparaître dans la foule.
L'attention de Nina fut ensuite attirée par le petite paquet qu'elle tenait dans ses mains: le cadeau de Nunnally. Elle retira soigneusement le papier cadeau, et ouvrit la petite boite qui s'y trouvait.
Elle en sortit une fine chaîne en or, au bout de laquelle était fixé un pendentif en forme de rose. Lorsqu'elle déboîta le petit loquet, elle put voir ce que la fleur dorée renfermait: d'un coté, il y avait une photographie d'elle, entourée de tous ces amis, et de l'autre, une photo de Euphemia Li Bitannia.
«Nunna-chan...» Cette fois, elle ne put empêcher les larmes de couler.
«Nina, est-ce que tout va bien?» Demanda une voix familière derrière son dos. Lorsqu'elle se retourna, se fut pour se retrouvez nez à nez avec une Cécile rayonnante.
«Oui.» Finit-elle par répondre. «Tout vas bien.»
- Parfait!» s'exclama joyeusement son ancienne collègue. Cette dernière lui tendit alors un long paquet, empaqueté dans un papier cadeau jaunâtre. «Joyeux anniversaire à toi! Lloyd-san ne devrait pas tarder à se montrer... sinon, il le regrettera.» Ajouta-t-elle, affichant un sourire qui en aurait glacé le sang à plus d'un.
« Merci beaucoup, Cécile-san.
- Mais de rien. Cependant, je te conseilles de l'ouvrir plus tard.» Elle pointa un doigt en direction du cadeau. «C'est un peu long à déballer, tu comprends?»
Nina devina qu'il devait s'agir de quelque-chose à connotation scientifique. « Je m'en souviendrais. Merci encore.»
Cecile lui sourit, avant de se diriger en direction de la table sur laquelle reposaient tous les aliments et autres boissons.


Après que Nina ait enfin soufflé sa bougie, (Milly, assistée des membres du conseil des élèves, avait préparé le gâteau, ainsi qu'une bougie géante manufacturée, en forme de ''19'') l'ancienne présidente du conseil des élèves réclama l'attention de tous les invités présents.
« J'espère que tout le monde a pu bien profiter de cette petite fête. Et avant de passer à l'évènement principal, je vous demande une ovation en l'honneur de la birthday-girl du jour: Ninaaaaaaaaaa Einstein!»
C'est alors que toute la salle frémit sous un tonnerre d'applaudissements. Le visage de la concernée vira à l'écarlate. Elle fut tout à coup prise d'une envie soudaine de se faire enterrer le plus profondément possible... bien qu'au fond, elle se réjouissait.
« A présent,» Reprit Milly. « en association avec l'actuel président du conseil des élèves, que je remercie pour sa coopération...» Rivalz rayonna. «... je vous présente, le Doubutsuomiyai
Soudain, toute l'assistance recula vers le mur, -mis à part Kallen, Rivalz et Gino, qui virent se placer aux cotés de la jeune Ashford- et les portes de la salle du conseil s'ouvrirent en grand, laissant plusieurs... choses (ce fut le seul mot auquel Nina puisse penser à cet instant), entrer. La jeune scientifique réalisa ensuite qu'il s'agissait d'animaux... d'animaux à taille humaine, et se tenant sur deux pattes, pour être plus précis.
Avant qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit, ils l'avaient déjà encerclés. Son seul désire désormais était de se retrouver quelque-part loin d'ici... le Pôle Nord lui semblait être une bonne idée.
La dictateur de l'académie d'Ashford reprit. «Nina! Après une enquête poussée, j'en suis arrivée à la conclusion que tu n'avais pas encore de petit ami. DONC! J'ai pris l'initiative, et ait fait appel à tous les garçons te trouvant mignonne en te voyant sur des photos que j'ai demandé à Rivalz de faire circuler, et les ait tous rassemblés ici. Tu saisis? Il est maintenant l'heure... TON heure, de faire un choix. Tu as vingt minutes pour demander à chacun d'entre eux d'imiter le bruit de l'animal dont ils revêtent le costume. Lorsque le temps sera écoulé, tu devras choisir celui que tu auras trouvé le plus mignon, et le garçon à l'intérieur deviendra alors ton kohibito!» Milly prit une pose dramatique. « Comme un homme sage l'a jadis fait remarquer: ''C'est dans la faune que réside l'amour véritable.''
- Tu viens d'inventer ça, n'est-ce pas?» Soupira Kallen.
Nina était totalement abasourdie. Comment s'était-elle retrouvée dans une telle situation?
Non... c'était Milly dont il s'agissait. Elle aurait dû le voir venir. Et l'adolescente savait que désormais, elle ne pourrait plus l'en empêcher: une fois lancée, la petite fille du directeur de l'académie devenait inarrêtable.
Cet après-midi s'annonçait très épuisant.
«COUNTDOWN: STAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAART!»


________________________________________________________________________________________



Le ciel commençait à s'assombrir. Étais-ce déjà la nuit? Bah! Peu importe. Il avait encore de quoi s'occuper un bon bout de temps.
« Lloyd-hakase?»
Qui donc osait le déranger ainsi? Faisant pivoter sa chaise, le compte fit face au coupable.
«Qui'y a-t-il, Mikhaël?»
Mikhaël Genovev avait commencé à travailler sous ses ordres, ainsi que sous ceux de Cécile, voilà maintenant deux mois. Il était assez talentueux, mais avait du mal à prendre des initiatives: il ne pouvait agir sans instructions.
«J'ai terminé l'étude que vous m'aviez demandé de faire, sur la capacité de résistance de ce nouveau métal.» Comme son supérieur ne disait rien, il reprit. «Vous aviez raison: il devient bien plus résistant lorsque l'alliage est fondu avec de la sakuradite. Les particules Sk qui fusionnent avec, renforcent sa solidité de 34,28%.»
Lloyd sourit, satisfait. «Comme je le pensais.» Dit-il en parcourant le rapport des yeux. Relevant la tête, il ajouta sur un ton enjoué. «Félicitations pour le moment!» Il réajusta ses lunettes qui avaient légèrement glissées. «C'est très bien. Maintenant, j'aimerais que vous testiez le prototype de MVS Hakken que je vous ai demandé de calibrer hier.
- Ce sera fait... mais...
- Oui?
- J'espérais...enfin, vous savez... j'ai une femme et des enfants qui m'attendent, et...
- Oui?
- Vous savez... j'ai pensé que je pourrais rentrer... maintenant.
- Et pourquoi cela?» Demanda Lloyd, légèrement agacé.
« Dois-je vraiment l'expliquer?
- Merci, mais non merci. Cela ira.» Il s'étira sur sa chaise. «Très bien. Rentrez!» Lâcha-t-il finalement, avant de s'en retourner à son écran.
Mikhaël était sur le point de quitter les lieux, lorsqu'il décida de poser la question qui le tracassait depuis un certain temps, maintenant. «Euh... Lloyd-hakase?
- Quoi?
- Désolé de vous demander cela, mais... Nunnally-denka ne nous avait-elle pas demandé de mettre un terme aux développement des Knightmares pour le moment? Vous savez... depuis FLEIA... ils ne veulent pas que nous créions d'armes plus destructrices.
- Effectivement. Ou voulez-vous en venir?
- Heuuuu... donc... pourquoi continuons-nous à travailler sur le Horus?»
Le chef du premier département scientifique impérial se tourna vers son assistant. «Quelle est cette question stupide?» Il prononça ces mots comme s'il disait quelque-chose d'évident. «Le Horus n'est pas une arme. C'est mon bébé.»
Mikhaël soupira. «Oui. C'est... très sensé. Et que risquons-nous si jamais on venait à nous surprendre en train de s'occuper de votre... bébé?»
Lloyd eut l'air pensif. «Voyons... yup! Je pense, peut-être... une lourde amende... ou la confiscation du Horus. Peut-être même la prison.» Conclut-il, un large sourire dessiné sur son visage. «Autre chose?
- Non... ce sera tout... Lloyd-hakase.
- Au revoir, dans ce cas.»
Et l'assistant sortit, une nuance d'inquiétude dans le regard.
Le compte se remit au travail. Mais bon sang! Ou donc était passée Cécile? Ah! Oui. Elle l'avait prévenu qu'elle irait... ou étais-ce déjà? Bah! De telles choses importaient peu: le développement du Horus passait avant tout... mais il ne parvint cependant pas à se débarrasser de la désagréable sensation qu'il avait oublié quelque-chose d'important...


______________________________________________________________________________________



«Soldats, saluez!» Ordonna le capitaine de la garde alors que Zero et Nunnally pénétrèrent dans leurs quartiers, dans le nouvel Atlantis. Il s'agissait d'un vaisseau type d'Avalon avancé, et celui-ci survolait maintenant le Pacifique, en direction du Japon.

«Phiew!» Lâcha la jeune princesse, une fois la porte refermée derrière eux. «C'était une longue journée.» Elle sourit à son protecteur masqué. «C'est bon maintenant. Je peux diriger la chaise par moi-même.
- Oh! Oui, bien sur.» Répondit Zero, lâchant les poignées. D'un geste fluide, il retira sa cape. «En tous cas, j'ai cru que ça n'allait jamais se terminer.
- Ce n'est pas quelque-chose que Zero devrait dire.» Nunnally feinta l'indignation.
Il eut un petit rire. «Oui? Eh bien, disons que je n'ai pas dit cela en tant que Zero.»
- Tu ne t'en sortiras pas avec une excuse pareille.» Le taquina-t-elle. «A propos, tu as l'intention de le garder toute la nuit? Tu n'as pas chaud?
- Ce n'est pas insupportable.» Répondit-il. «Mais encore une fois, tu as raison. Ce n'est pas comme si j'avais une raison particulière de la garder.» Ses mains saisirent son masque, qu'il retira.
«Je te préfères bien mieux ainsi, Suzaku.»
Il sourit, avant d'ouvrir sa bouche et d'inspirer longuement, comme s'il sortait d'une longue apnée. «Rien de tel qu'une bonne bouffée d'air frais.» Déclara-t-il.
«De l'air frais? Mais nous sommes encore à l'intérieur du vaisseau.
- Oui? Eh bien, je considère tout air respiré sans ce masque, comme de l'air frais et délicieux de l'extérieur.»
Le sourire de Nunnally faiblit quelques peu. Suzaku portait le masque de Zero presque tout le temps
qu'il passait éveillé. Elle en comprenait parfaitement la raison sans qu'on la lui explique: après tout, elle avait pratiquement vu... ou plutôt, sentit, lorsqu'elle l'avait touché pour la dernière fois... bien qu'elle ne sache pourquoi ni comment, cela s'était produit. C'était comme si son frère lui transmettait tout ce qui se cachait réellement derrière le masque, celui qu'il portait lorsqu'il était encore empereur.
Elle n'en voulait pas à Suzaku pour ce qu'il avait fait. Au contraire, elle lui était reconnaissante d'avoir accompagné son frère sur ce chemin, et d'avoir veillé sur lui tout le long.
Que quelqu'un qu'elle considérait comme un précieux membre de sa famille soit ainsi condamné à se cacher derrière un masque pour le restant de ces jours... elle avait du mal à l'accepter. Mais à chaque fois qu'elle revenait sur la sujet, l'expression de son protecteur changeait, et il devenait évasif.
«Suzaku...» Commença-t-elle.
«Que puis-je faire pour vous, votre altesse impériale?» Demanda-t-il d'une voix amusée.
«Je... Tu... Comment s'est passée la fête de Nina, d'après toi?» Non. Elle ne pouvait pas ruiner son humeur maintenant. Pas après une journée si éprouvante.
Pensif, le jeune homme leva les yeux au plafond. «Eh bien, connaissant la présidente... je veux dire, Milly-san, ça devait surement être un fête très animée.»
Nunnally gloussa. «Je me demande... sil Nina a aimé le pendentif.»
Suzaku lui prit la main. «Je suis sur que oui. C'est ton cadeau, après tout.
- Notre cadeau.» Rectifia-t-elle.
Il sourit faiblement. «Oui... notre cadeau.» Il prononça ces mots, en sachant très bien que la jeune scientifique ne le saurait jamais.

______________________________________________________________________________



La chaise roulante de Nunnally avait disparue. Elle laissa s'échapper une exclamation de surprise, lorsqu'elle s'aperçut qu'elle se tenait debout sur ses deux jambes. Comment cela étais-ce possible?
La princesse britannienne jeta un coup d'œil aux alentours, mais ne put rien voir... mis à part le vide inquiétant qui l'entourait.
«Est-ce... est-ce qu'il y a quelqu'un?» Appela-t-elle. Sa voix résonna dans les ténèbres, alors qu'il ne semblait y avoir aucune surface susceptible de répercuter le son.
Elle fit un pas en avant, puis un autre. Si elle ne s'était pas retrouvée seule dans un endroit si terrifiant, elle aurait surement bondit de joie: elle pouvait marcher de nouveau.



Il lui semblait avoir marché durant des heures. La jeune fille ne pouvait plus le supporter: comment pouvait-on rester aussi longtemps dans un tel endroit sans en perdre la tête?
C'est alors que soudainement, une voix parvint à ses oreilles. «Nunnally...»
Elle fit halte. Elle connaissait cette voix. Elle aurait reconnut ce timbre entre mille. C'était la même qui l'avait réconfortée pendant toutes ces années durant lesquelles elle avait vécue dans les ténèbres, incapable de voir. C'était la voix qu'elle avait aimée, et chérie depuis a naissance.
Non... ce n'était pas possible.
La jeune princesse se retourna, mais ne vit personne.
«Nunnally...»
Cette fois, elle en était sûre. Son handicap aux yeux qui l'avait suivie durant huit ans de sa vie, lui avait permis de développer une ouïe bien plus fine que la normale. Il n'y avait plus de doute. «Onii... sama?»
Elle se mit à courir en dans la direction d'où provenait la voix. «Onii-sama! Ou es-tu?»
«Nunnally... j'ai mal...»
Elle eut alors l'impression que son cœur s'était arrêté de battre. La voix de son grand frère était si faible, enrouée... Elle se mit à courir aussi vite qu'elle le pouvait. «Attends-moi, Onii-sama. Je viens te chercher! Ne bouges pas.»
Un lourd silence tomba. Après plusieurs minutes, l'épuisement commença à gagner sur l'adolescente. Lorsqu'elle sentit ses dernières forces l'abandonner, elle s'arrêta, un genou à terre. «Onii... huh... sama?
- AIDE MOI!»
Elle sentit son sang se glacer. Un long cri s'échappa alors de sa petite bouche. Elle tenta de se relever, mais ses jambes refusèrent de bouger. Elle se sentit ensuite tomber.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la petite princesse se trouvait sur le sol de sa chambre... dans l'Atlantis. Les couvertures enroulées autour de son corps frêle, étaient trempées de sueur.
Nunnally demeura ainsi pendant quelques instants, les hurlements de son grand frère résonnant encore dans sa tête. «Calmes-toi.» Se dit-elle à voix basse. «Ce n'était qu'un cauchemar... un cauchemar.» … qui lui avait pourtant semblé si réel.
«Onii-sama...» Jamais elle n'avait autant désiré qu'il soit à ses cotés, qu'il la prenne dans ses bras... qu'il la rassure... qu'il lui dise que tout allait bien, qu'il n'allait nulle part... et qu'il resterait à ses cotés.
Elle ne put se retenir plus longtemps. Plongeant son visage dans ses paumes, elle pleura toutes les larmes de son corps.

Spoiler:
 


Nina: [Bien que le monde arpente pas à pas la route de la guérison, j'avoue avoir peur de ce que l'avenir nous réserve. Moi, qui ait commis un péché qui ne me sera sûrement jamais pardonné, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour maintenir cette paix que cet homme, que j'ai haï au plus profond de mon âme, nous a laissée.
Nunna-chan. Quoiqu'il arrive, je ne permettrais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. J'ai perdu Euphemia-sama... je ne te perdrais pas.
]

à suivre... TURN 03: 夢と欺瞞(Rêves et deception)

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